All Things Must Pass est le troisième album solo de George Harrison, le premier sorti après la séparation des Beatles. C'est son 1er véritable album studio en solo. Auparavant, il avait publié Wonderwall Music, musique du film homonyme et Electronic Sound, un disque expérimental joué au synthétiseur Moog. L'album est enregistré dans les studios Abbey Road et produit par Phil Spector dans la foulée immédiate de la séparation (en avril de la même année) du groupe phare des années 1960. Plusieurs chansons qui y figurent avaient été répétées par les Beatles en 1969 mais n'avaient pas été retenues sur leurs deux derniers albums. C'est le premier triple album à jamais être publié par un artiste solo. Alors que les deux premiers 33 tours incluent uniquement des chansons, le troisième, intitulé facétieusement « Apple Jam » (du nom du label discographique des Beatles qui publie l'album), est constitué de 5 titres issus d'une série de séances d'improvisation menées par George Harrison et ses musiciens, dont Eric Clapton, Dave Mason et Billy Preston (ce dernier présent au piano et à l'orgue sur les albums Abbey Road et Let It Be des Beatles), ainsi que Ringo Starr et Klaus Voormann. L'album inclut le titre My Sweet Lord, son 1er single, qui connaît un succès mondial. C'est également le premier album no 1 des deux côtés de l'Atlantique d'un membre des Beatles en solo. La sortie d'un album entièrement signé George Harrison surprend beaucoup de critiques. En effet, éclipsé au sein des Beatles par John Lennon et Paul McCartney, George Harrison voyait la place de ses compositions réduites à un ou deux titres par album.