Marcel Aymé, né le 29 mars 1902 à Joigny (département de l'Yonne), mort le 14 octobre 1967 à Paris (18e arrondissement, rue Norvins), est un dramaturge, un écrivain, un essayiste, un nouvelliste français du XXe siècle. Il est lauréat du prix Renaudot en 1929 pour son roman La Table-aux-crevés (1929). Écrivain prolifique, Marcel Aymé est l'auteur de deux essais, de neuf recueil de nouvelles, de dix-sept romans, de seize pièces de théâtre et d'une centaine d'articles de journaux et de revues, écrit également des scénarios pour le cinéma et traduit des auteurs américains importants : Arthur Miller (Les Sorcières de Salem), Tennessee Williams (La Nuit de l'iguane). De nombreux films, téléfilms et dessins animés ont été tirés de ses œuvres. Originaire d'une famille du Jura, en Franche-Comté, attaché à sa région d'origine, il en fait le cadre de certains de ses romans comme La Table-aux-crevés, Gustalin (1938) ou encore La Vouivre (1943) et emploie les dialectes franc-comtois et jurassiens. Vivant à Paris, attaché au quartier Montmartre, il en fait également le cadre de ses romans, comme Le Chemin des écoliers (1946), et de ses nouvelles, comme dans les recueils Le Passe-muraille (1943) ou Le Vin de Paris (1947), et emploie également l'argot parisien ou anglais phonétiquement francisé. Ses œuvres rencontrent le succès du public mais sont attaquées par la critique, comme La Jument verte (1933), La Tête des autres (1952) ou même Les Contes du chat perché. Marcel Aymé se tient à l'écart des milieux littéraires et intellectuels, notamment en refusant d'être membre du jury du prix Goncourt et de recevoir la légion d'honneur. À la Libération, il signe la pétition en faveur de la grâce de Robert Brasillach. L'historienne Sophie Desormes le range parmi les anarchistes de droite.