Également connue en tant que : Thomas Leo Clancy
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United States L'affaire Lindsay Clancy est une affaire criminelle américaine concernant l'assassinat par strangulation des trois enfants de Lindsay Clancy et de Patrick Clancy le 24 janvier 2023 à Duxbury, dans le Massachusetts. Cora, âgée de cinq ans, et Dawson, âgé de trois ans, meurent des mains de leur mère le jour des faits, tandis que leur frère Callan, âgé de huit mois, meurt à l'hôpital trois jours plus tard. Lindsay Clancy tente ensuite de se suicider en ingérant des médicaments, en se lacérant les poignets ainsi que la gorge puis en sautant d'une fenêtre du domicile familial. Elle survit mais reste paraplégique. Poursuivie pour triple meurtre, Lindsay Clancy plaide non coupable pour absence de responsabilité pénale. Son avocat, Kevin Reddington, soutient qu'elle souffrait au moment des faits d'une psychose post-partum et qu'elle n'était pas en mesure de comprendre le caractère répréhensible (en anglais : « wrongfulness ») de ses actes. L'accusation estime au contraire qu'elle a minutieusement planifié l'absence de son mari afin de rester seule avec les enfants et les assassiner, agissant ainsi de façon totalement consciente et qu'elle savait pertinemment que ses actes étaient répréhensibles. L'un des procureurs met en avant la préméditation : l'utilisation d'une application Apple Maps pour calculer le temps exact du trajet de son mari afin d'avoir le champ libre. En effet, les procureurs avaient publiquement dévoilé que l'accusée avait agi délibérément lorsqu’elle avait étranglé à mort ses trois enfants à l’aide de bandes élastiques d’entraînement. Ils avaient également précisé que Lindsay Clancy avait délibérément envoyé son époux chercher des médicaments pour leur fille ainsi qu'un repas dans le but de le tenir éloigné du domicile conjugal. Son procès s'ouvre le 27 juillet 2026 devant la cour supérieure de Plymouth. Les expertises psychiatriques contradictoires occupent une place centrale dans les débats : plusieurs experts spécialistes appelés par la défense considèrent qu'elle était psychotique, tandis que d'autres cités par l'accusation reconnaissent l'existence de troubles mentaux tout en contestant qu'elle ait été privée de sa capacité à distinguer le bien du mal. Depuis, les jurés n'ont pas réussi a délibérer, le juge annulant le procès faute d'unanimité. Très médiatisée aux États-Unis, l'affaire suscite également un débat sur la prise en charge de la santé mentale des femmes après un accouchement, puisque Lindsay Clancy aurait demandé de l'aide à de multiples reprises avant la tragédie, et donne lieu à des manifestations de soutien à son égard.