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Fiche artiste de
Bokassa

Bokassa
Groupe

Bokassa



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Bokassa
Nationalité : Norway Norway
Type Groupe
Présentation de Bokassa - statistiques de diffusion radio françaises RadioMonitor

Jean-Bedel Bokassa, né le 22 février 1921 à Bobangui (village de la préfecture de la Lobaye) et mort le 3 novembre 1996 à Bangui, est un militaire, homme d'État et monarque franco-centrafricain. Il est président de la République centrafricaine à partir du 1er janvier 1966, à la suite du coup d'État de la Saint-Sylvestre, avant de se proclamer empereur de Centrafrique le 4 décembre 1976 sous le nom de Bokassa Ier. Son titre complet est alors « empereur de Centrafrique par la volonté du peuple centrafricain, uni au sein du parti politique national », le Mouvement d'évolution sociale de l'Afrique noire (MESAN). Sa tenue et la cérémonie de son couronnement sont largement inspirés du sacre de Napoléon Ier. Bokassa met en place une politique autoritaire et répressive dans l'ensemble du pays. Le 20 septembre 1979, l'opération Caban, organisée par la France, renverse Bokassa, tandis que l'opération Barracuda remet au pouvoir son propre cousin, l'ancien président David Dacko, qu'il avait lui-même renversé dans la nuit du 31 décembre 1965 au 1er janvier 1966, ce qui aboutit à la fin de l'Empire centrafricain. Bokassa est alors à Tripoli en Libye auprès de Mouammar Kadhafi, et dès le lendemain il atterrit dans son avion avec sa suite en France, dont il a la nationalité, reste cinquante-six heures sur le tarmac, puis repart pour Abidjan. Le 10 octobre 1979, l'hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné révèle l'affaire des diamants, ce qui contribue à la défaite de Valéry Giscard d'Estaing lors de l'élection présidentielle de 1981. Bokassa revient sur cette affaire dans un livre, au milieu des années 1980, au cours de son exil en France. Empereur déchu, il s'était en effet réfugié, après un passage de quatre ans à Abidjan en Côte d'Ivoire, dans son château d'Hardricourt situé dans les Yvelines, pour finalement retourner à Bangui en octobre 1986, bien qu'il y eût été condamné à mort par contumace. Il est arrêté et jugé pour trahison, meurtre, cannibalisme et détournement de fonds. Le 12 juin 1987, Bokassa est acquitté des accusations de cannibalisme, mais reconnu coupable de tous les autres chefs d'accusation. Le 29 février 1988, le dictateur Kolingba manifeste son opposition à la peine capitale en annulant la peine de mort contre Bokassa et commue sa peine en prison à vie en isolement cellulaire, et, l'année suivante, réduit la peine à vingt ans de détention. Libéré en 1993, l'ex-empereur meurt à son domicile de Bangui à l'âge de 75 ans en 1996.