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Fiche artiste de
Carlo Gesualdo

Carlo Gesualdo
Chanteur

Carlo Gesualdo

Également connue en tant que : Carlo Gesualdo Da Venosa, Venosa, Gesualdo, Carlo (1560-1613), Gesualdo da Venosa, Carlo Gesualdo di Venosa

renaissance composer italian composer

Carlo Gesualdo
Nationalité : Italy Italy
Type Chanteur
Genre Homme
Naissance
Né le 30/03/1566 à Venosa
Décès
Décédé le 08/09/1613 à Gesualdo
Alias
Carlo Gesualdo Da Venosa Venosa Gesualdo, Carlo (1560-1613) Gesualdo da Venosa Carlo Gesualdo di Venosa
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Carlo Gesualdo, connu aussi sous son titre complet de Don Carlo Gesualdo di Venosa, né le 8 mars 1566 à Venosa et mort le 8 septembre 1613 à Gesualdo, est un compositeur et membre de la noblesse italienne de la fin de la Renaissance. Descendant de Guillaume de Gesualdo, apparenté aux rois normands de Sicile, prince de Venosa et comte de Conza, il est un petit-neveu du pape Pie IV, et le filleul de Charles Borromée, archevêque de Milan canonisé en 1610. Gesualdo défraye la chronique en 1590, en assassinant sa première épouse et en faisant assassiner l'amant de celle-ci, surpris tous deux en situation d'adultère. Ce double meurtre est considéré comme « le crime du siècle », un an avant qu'il ne devienne chef de famille. En 1594, son second mariage avec Éléonore d'Este le rapproche de la cour de Ferrare et de l'élite musicale autour du concerto delle donne. Ses premiers livres de madrigaux sont alors publiés par Vittorio Baldini. Fils cadet de Fabrizio II Gesualdo, devenu prince par la mort accidentelle de son frère Luigi, Carlo Gesualdo perd les deux fils nés de ses mariages avant de mourir lui-même en 1613. Son unique héritière est sa petite-fille Isabella, qui épouse Niccolò Ludovisi, un neveu du pape Grégoire XV. La lignée des Gesualdo de Venosa s'éteint donc avec lui. Représentant, aux côtés de Luzzasco Luzzaschi, Luca Marenzio et Claudio Monteverdi, le madrigal italien à son apogée, son statut privilégié lui permet de faire imprimer ses partitions avec une certaine liberté. Son œuvre, relativement peu abondante, et presque entièrement consacrée à la voix traitée en polyphonie, est représentée par six recueils de madrigaux et trois recueils de musique religieuse, dont les Tenebrae Responsoria qu'il fait imprimer par Giovanni Giacomo Carlino dans son propre château. La réputation sulfureuse de Gesualdo, prince compositeur et meurtrier, lui évite de sombrer complètement dans l'oubli. Les historiens et musicologues ont été d'abord passionnés par sa vie privée tumultueuse, devenue une véritable légende noire au fil des siècles, chaque époque reconstruisant, interprétant et jugeant son œuvre et sa personnalité à l'aune de ses propres valeurs esthétiques et morales. À partir des années 1950, la redécouverte de ses partitions, interprétées en concert ou enregistrées sur disques, marque le début d'un intérêt grandissant pour l'œuvre de Gesualdo. Directement accessible, débarrassée de préventions académiques, sa musique touche désormais un large public par sa puissance expressive et son originalité, dans le domaine harmonique en particulier. Elle inspire également de nombreux compositeurs, qui s'accordent à reconnaître en Gesualdo un maître doué d'une personnalité ambiguë et fascinante.