Hugues de Crusy, également nommé de Cruisy, de Cuisy, de Cruzy, est né en Bourgogne à une date inconnue. Chevalier, il exerce d’abord la fonction de bailli d’Auxerre et de Tonnerre en Bourgogne, puis devient, en novembre 1324, bailli d’Orléans. Une source le mentionne également comme enquêteur-réformateur du roi de France Charles IV le Bel. Il est ensuite nommé prévôt de Paris, fonction qu’il occupe de 1325 à 1330. Au plus tard en 1331, il accède à la présidence du Parlement où il rend des arrêtsp. 108. En 1336, il est accusé de s’être laissé corrompre dans de nombreux jugements, en raison de multiples présents qu’il aurait acceptés dans l’exercice de la justice. Les sources mentionnent également qu’il est « accusé de beaucoup d’autres crimes », tant pour des faits commis durant sa prévôté que lors de son activité au Parlement. Ces accusations sont retenues contre lui. Reconnu coupable des faits, il est condamné à la pendaison p.30 p. 167. Selon l’usage en vigueur à cette époque, les condamnés ou leur corps s’ils ont déjà été exécutés avant la pendaison — sont menés à travers les rues de Paris, dans une parade d'infamie, afin d’être exposés à l’humiliation publique devant la foule et « tous subissaient le cérémonial de cette lugubre promenade. » p. 20. Les sources ne mentionnent pas explicitement cette parade, mais l’une d’entre elles précise qu’il est mené « avec une grande compagnie de gens de Paris à pied et à cheval » p. 167. Par ordre du roi, le 21 juillet 1336, Hugues de Crusy est pendu au gibet de Montfaucon p. 30. Il est pendu « au plus haut du gibet, vêtu d’une robe de pers et avec ses chausses et ses souliers » p. 167.