Le ski de randonnée, ou ski-alpinisme ou, plus rarement, ski de montagne (ski de haute route ou touring alpin en français québécois), anciennement ski de printemps, est une discipline du ski pratiquée en montagne sur des terrains enneigés, de préférence sauvages, sans utilisation d'aménagements spécifiques aux domaines skiables (notamment remontées mécaniques et parcours de zones damées), qui consiste à progresser en alternant de longues phases de montée et de descente dans des pentes moyennes (supérieures à 10 %) à fortes (pouvant approcher 100 %). Il nécessite un matériel adapté : skis, bâtons et chaussures proches du matériel alpin et fixations spécifiques permettant de lever le talon pour les phases montantes et de le bloquer pour les phases descendantes afin de recréer les conditions d'un ski de piste. Le matériel est complété, d'une part, par les peaux de phoque (ou « peluches ») anti-recul pour les phases montantes et amovibles pour la descente, et, d'autre part, par des « couteaux » (à neige) que l'on installe sur la fixation pour faciliter le passage de montées en traversée dans des pentes en neige dure ou gelée. La pratique peut inclure des montées plus raides qui s'effectuent à pied, avec ou sans crampons, skis à la main, à l'épaule ou sur le sac à dos. Dans les descentes, la discipline se rapproche beaucoup du ski alpin hors piste et s'accompagne des mêmes exigences et spécificités (dispositions face au risque d'avalanche, consultation des conditions d'enneigement ou météorologiques, etc.). Le ski de randonnée se pratique couramment dans un contexte de loisirs ou de compétition sportive. Il peut également être pratiqué à des fins opérationnelles en montagne par des secouristes (gendarmes, sapeurs-pompiers, etc.) ou des troupes de montagne. L'activité est dirigée et développée au niveau international par la Fédération internationale de ski-alpinisme.