line
shape
shape
shape
image

Fiche artiste de
Hellripper

Hellripper
Groupe

Hellripper



melodic death metal thrash metal black metal speed metal blackened thrash metal black 'n' roll

Hellripper
Nationalité : United Kingdom United Kingdom
Type Groupe
Présentation de Hellripper - statistiques de diffusion radio françaises RadioMonitor

L'affaire des poisons est une série de scandales impliquant des empoisonnements survenus entre 1676 et 1682, sous le règne de Louis XIV, et qui secouèrent Paris et la Cour. Plusieurs personnalités éminentes de la haute noblesse furent impliquées, et ces affaires installèrent un climat hystérique de « chasse aux sorcières » et aux empoisonneuses. Elle commence par un fait divers en 1672, la mort accidentelle de Godin de Sainte-Croix au sein de son laboratoire. Dans ses affaires personnelles est découverte une cassette contenant diverses fioles de poisons et une correspondance compromettante avec sa maîtresse, la marquise de Brinvilliers, dans laquelle celle-ci reconnaît avoir empoisonné son père et ses frères pour s'approprier l'héritage familial. Elle fuit à l'étranger mais est finalement arrêtée en 1676 à Liège, dans un couvent, puis ramenée à Paris où elle est jugée et exécutée. Pierre Louis Reich de Pennautier, Receveur général du Clergé, est également impliqué puisque son nom est présent dans les papiers de Sainte-Croix. Cette affaire criminelle, en apparence isolée, alerte les autorités sur l'usage de poisons au sein de l'aristocratie et pousse le lieutenant de police Gabriel Nicolas de La Reynie à enquêter plus largement sur les réseaux parisiens. En 1679, Marie Bosse surnommée La Bosse, est arrêtée après s'être vantée lors d'un dîner de son succès comme fournisseuse de poisons. Son interrogatoire mène à l'arrestation d'une certaine La Voisin qui s'avérera être au centre d'un vaste réseau de vente de poisons, d'avortements clandestins et de messes noires dans des églises, des chandelles et des lieux privés, au cours desquelles auraient eu lieu des centaines de sacrifices d'enfants, des nouveau-nés à des adolescents, sous les auspices de plusieurs prêtres dont l'abbé Guibourg qui à lui seul en a reconnu une centaine. L'enquête révèle que ses clients ne sont pas des gens du commun mais des personnalités importantes, dont le Maréchal du Luxembourg, la Comtesse de Soissons (nièce de Mazarin), et surtout Madame de Montespan, la maîtresse en titre du Roi et mère de ses enfants légitimés. Le fait que la rivale de cette dernière, Mademoiselle de Fontanges, meure d'un mal mystérieux durant cette période, l'accable et participe à sa disgrâce. Face à l'ampleur de l'affaire, une juridiction d'exception est mise en place, appelée la « Chambre ardente », qui condamnera 36 personnes à mort en trois ans. En 1682, Louis XIV décide d'en finir avec cette affaire par un édit intitulé Déclaration du Roi contre les magiciens, sorciers et empoisonneurs qui met un terme définitif aux poursuites pour sorcellerie en France, en les « sécularisant » et en se concentrant sur les délits réels comme les poisons. 27 ans plus tard, en 1709, il décide que cette affaire doit rester dans un « éternel oubli » et ordonne que soient brûlés tous les documents relatifs comme les registres, les procès-verbaux ou encore les rapports de police. Néanmoins, certaines traces écrites ont survécu, permettant aux historiens de reconstituer précisément cette affaire d'État.