Également connue en tant que : Jamie Krasner
James Knox Polk (/ˈd͡ʒeɪmz ˈnɑks poʊk/), généralement appelé James K. Polk, né le 2 novembre 1795 à Pineville (Caroline du Nord) et mort le 15 juin 1849 à Nashville (Tennessee), est un homme d'État américain. Membre du Parti démocrate, il est le 11e président des États-Unis, en fonction du 4 mars 1845 au 4 mars 1849. Sa présidence est marquée par une vaste expansion territoriale des États-Unis, qui permet au pays de s'étendre jusqu'à l'océan Pacifique. Propriétaire d'esclaves jusqu'à la fin de sa vie, il en fait travailler à son service à la Maison-Blanche, en achète secrètement et possède une plantation dans le Mississippi. Né dans une famille presbytérienne, son père est notamment un planteur du Sud des États-Unis. Polk grandit dans le Tennessee, où ses parents s'installent en 1806. Élève brillant malgré une santé fragile, il étudie à l'université de Caroline du Nord à Chapel Hill, dont il sort diplômé en 1818, puis devient avocat à Columbia en 1820. En 1823, il est élu à l'Assemblée législative du Tennessee, marquant ainsi ses débuts en politique. L'année suivante, il épouse Sarah Childress, issue d'une famille influente dont le père est un riche planteur, qui l'accompagne ensuite tout au long de sa carrière publique. Deux ans plus tard, Polk rejoint la Chambre des représentants des États-Unis, où il se fait un ardent défenseur de la politique du président Andrew Jackson dont il est proche. Il siège au comité des voies et moyens avant d'être élu président de la Chambre des représentants en 1835, fonction qu'il occupe jusqu'en 1839. Polk quitte ensuite le Congrès pour se présenter au poste de gouverneur du Tennessee : il remporte l'élection de 1839, mais est battu lors des scrutins de 1841 et 1843. En vue de l'élection présidentielle de 1844, il se présente à la convention démocrate pour briguer la vice-présidence, mais aucun des candidats à la magistrature suprême ne parvenant à obtenir la majorité requise, il émerge comme un homme de compromis et est désigné pour la présidence. Il remporte ensuite le scrutin général face à Henry Clay, candidat du Parti whig. Sous sa présidence, les États-Unis connaissent une expansion territoriale sans précédent, portée par l'idéologie de la destinée manifeste. En 1845, le Texas est annexé et intégré à l'Union à la suite d'un accord avec la république du Texas. L'année suivante, Polk s'entend avec le Royaume-Uni sur le partage du territoire de l'Oregon le long du 49e parallèle nord, fixant ainsi la frontière nord-ouest avec le Canada par le traité de l'Oregon. Dans le même temps, la guerre américano-mexicaine (1846–1848) conduit à une victoire rapide des États-Unis et au traité de Guadalupe Hidalgo (1848), par lequel le Mexique cède la quasi-totalité du Sud-Ouest américain actuel : la Californie, le Nevada et l'Utah, la majeure partie de l'Arizona, ainsi qu'une partie du Colorado, du Nouveau-Mexique et du Wyoming. Sur le plan intérieur, Polk obtient une réduction substantielle des droits de douane grâce à l'adoption du Walker Tariff de 1846 et fait rétablir la trésorerie indépendante, une autre réussite majeure de son administration. Conformément à sa promesse de campagne, Polk refuse de se représenter. Retiré dans le Tennessee, il meurt, probablement du choléra, trois mois seulement après son départ de la Maison-Blanche, ce qui fait de lui le président ayant vécu le moins longtemps après la fin de son mandat. Polk est souvent considéré comme le dernier grand président avant la guerre de Sécession, ayant atteint la plupart de ses objectifs, tant en politique intérieure que sur le plan international. Il est évalué favorablement pour son efficacité et sa capacité à mener à bien son programme, bien que critiqué pour avoir entraîné le pays dans la guerre contre le Mexique et accentué les tensions politiques. L'une de ses principales réalisations demeure l'expansion territoriale des États-Unis, qui s'étendent alors jusqu'aux côtes du Pacifique et accèdent au rang de puissance continentale.