Germany Jean Jaurès ([ʒɑ̃ ʒo.ʁɛs]) né le 3 septembre 1859 à Castres et mort assassiné le 31 juillet 1914 à Paris, est un homme politique, journaliste, historien et philosophe français. D’abord républicain modéré, il évolue vers le socialisme au début des années 1890, notamment à l’occasion de la grève des mineurs de Carmaux de 1892. Il devient ensuite l’une des principales figures du socialisme français et œuvre à son unification. Député du Tarn à plusieurs reprises entre 1885 et 1914, il soutient les ouvriers de Carmaux, s’engage en faveur d’Alfred Dreyfus pendant l’affaire Dreyfus et défend une conception démocratique et républicaine du socialisme. Il fonde le quotidien L'Humanité en 1904 et participe, l’année suivante, à la création de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO). Il prend également part aux débats qui conduisent à la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905 et publie plusieurs travaux historiques et politiques, notamment l’Histoire socialiste de la France contemporaine. Il commence une carrière politique comme républicain. En 1885, benjamin de la Chambre des députés, il siège au centre gauche en tant que non-inscrit parmi les républicains « opportunistes », favorables à Jules Ferry. Battu lors des législatives de 1889 puis réélu comme socialiste indépendant lors de celles de 1893, il soutient la grande grève des mineurs de Carmaux, s'oppose aux « lois scélérates » et dénonce la collusion d'intérêts économiques avec la politique et la presse. Il prend la défense du capitaine Dreyfus, participe à la fondation du Parti socialiste français en 1902, puis fonde et dirige le quotidien L'Humanité. Dans les années précédant la Première Guerre mondiale, Jaurès fait de la lutte contre la guerre l’un des principaux axes de son action politique. Opposé notamment à la loi des Trois ans, il cherche à coordonner les mouvements socialistes européens afin d’empêcher un conflit entre les puissances européennes. Le 31 juillet 1914, en pleine crise de juillet, il est assassiné à Paris par le nationaliste Raoul Villain, trois jours avant l’entrée de la France dans la guerre. Après sa mort, Jean Jaurès devient une référence majeure de plusieurs traditions de la gauche française, qui revendiquent diversement son héritage républicain, socialiste et pacifiste. Ses cendres sont transférées au Panthéon en 1924.