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Fiche artiste de
Jean Valery

Jean Valery
Chanteur/chanteuse Inconnu

Jean Valery




Jean Valery
Inconnue
Type Chanteur/chanteuse Inconnu
Genre Inconnu
Présentation de Jean Valery - statistiques de diffusion radio françaises RadioMonitor

Jean Valery (également connu comme Jean-Joseph Valéry ou comte Joseph Valery) est un homme politique, armateur et négociant français né en 1828 à Bastia (Corse) et décédé le 26 mars 1879 à Florence (Italie). Il est le Fils de Jean Mathieu Valery, armateur, (mort à Bastia le 17 avril 1854) et de Marie Antoinette Lazzarini et le neveu Joseph Valéry, frère du précédent, conseiller général de la Corse, né à Brando dans le cap Corse et décédé en 1861, deux marins cap-corsins créateurs dès 1843 de la première compagnie de navigation à vapeur sur la ligne Continent-Corse (Cf Infra). Il est indirectement apparenté au poète et écrivain Paul Valery (1871-1945) par un cousin de son père, Barthélémy Valery (né à Bastia en 1825, Contrôleur des douanes à Cette -orthographié Sète de nos jours- et époux de Fanny Grassi, fille du consul d'Italie dans ce port) Président de la chambre de commerce de Bastia en 1856, directeur de la compagnie des paquebots de la Méditerranée en 1861, il est consul ou vice-consul de plusieurs pays étrangers. Il est sénateur de la Corse de 1876 à 1879, inscrit au groupe bonapartiste de l'Appel au peuple. C'est un homme d'affaires influent, qui bénéficie de liens privilégiés avec Napoléon III, lequel lui fera attribuer une forte subvention et un contrat (équivalent à l'actuelle continuité territoriale) pour le service postal et passagers de la Corse à partir de Marseille, lui permettant d'étendre un très important réseau de lignes de transport maritime (en partie subventionné) entre Marseille, La Corse, l'Italie, la Sardaigne et les colonies françaises d'Afrique du Nord. Il reçoit de Pie IX le titre de comte romain, se faisant désormais appeler comte Joseph Valéry. Il entretient des liens privilégiés avec le Vatican (Cf Infra naufrage du Général Abbatucci) au point de faire don en 1873 aux états pontificaux (alors fraichement envahis par les troupes de Garibaldi puis annexés au royaume d'Italie) d'un navire neuf, l'Immaculée Conception baptisé en grande cérémonie par l'évêque d'Ajaccio...mais "en même temps" il a été intronisé en 1855 maître de la loge maçonnique "la parfaite harmonie française" de Bastia (rattachée au Grand Orient de France) Ses armoiries de comte romain (emblématiques des tours génoises du cap Corse et de son métier d'armateur ) sont : "Une tour de sinople sur champ d'azur surmontée d'une ancre entre deux étoiles d'or." (Son nom sera donné à un navire à vapeur, lancé en 1861 à Greenock, en Ecosse, sous le nom de Roi Jérôme, rebaptisé Comte Joseph Valery en 1877, célèbre pour avoir ramené en corse la dépouille mortelle de Pascal Paoli, précédemment enterrée à l'abbaye de Westminster pour services rendus aux Anglais dont il avait pris le parti contre la France. Ce navire, âgé et mal entretenu, fera naufrage à Barcaggio en Janvier 1892 à la suite de la rupture de son arbre d'hélice) . Il épouse en Octobre 1855 Catherine-Hortense Piccioni (fille de Sebastiano Piccioni, armateur et maire d'Ile Rousse). Du mariage naitront une fille, Marie Antoinette, richement mariée en 1880 à Jean Casimir Gontrand de Galard, comte de Bressac de Béarn et apparenté à la lignée de Choiseul Praslin, ainsi que deux fils François Marie Valery (né en 1859, qui sera maire d'Ile Rousse) et Jean Mathieu Valery (né en 1856, épousera Mlle De Santi de Porto Rico et sera consul de France au Venezuela). Ce dernier, fils ainé et voué à reprendre la direction des affaires développées par ses père, grand père et grand oncle, se révèlera un incapable et un joueur compulsif fabuleusement dépensier menant la compagnie à la ruine dans un contexte de concurrence accrue avec la compagnie Fraissinet et à la perte des appuis politiques après la chute de Napoléon III (il aurait par exemple joué et perdu un des navires de sa compagnie en une partie de cartes imprudente). C'est cet héritier prodigue, naufrageur d'un empire familial, qui a laissé une trace dans le folklore corse par un proverbe, encore en usage actuellement : "Ancu Valéry s' ha fermatu " (Même Valéry, il a bien fallu qu'il s'arrête), équivalent en dialecte corse du proverbe "les meilleures choses ont une fin" ou encore du Sic transit Gloria Mundi des romains.[1]