line
shape
shape
shape
image

Fiche artiste de
Kimsé

Kimsé
Chanteuse

Kimsé

Également connue en tant que : Kimse


Kimsé
Inconnue
Type Chanteuse
Genre Femme
Alias
Kimse
Présentation de Kimsé - statistiques de diffusion radio françaises RadioMonitor

L'alévisme (Alevilik en turc, Elewî en zazaki, Elewî en kurmandji, al ‘alawīyyah en arabe) est une appellation générique désignant plusieurs pratiques et courants religieux issus d'un syncrétisme entre le chiisme duodécimain, le tengrisme, les croyances anatoliennes anciennes voire le chamanisme, ainsi que le christianisme, avec des influences significatives du soufisme. Les alévis à partir du XXe siècle, optent pour cette dénomination pour mettre en avant leurs points communs, et pour rejeter l'appellation péjorative de qizilbash. Sa pratique religieuse se distingue par une approche ésotérique et symbolique, privilégiant l'expérience spirituelle directe plutôt que les rituels formels. L'alévisme met l'accent sur l'unité de l'humanité avec le divin et la recherche de la vérité intérieure, concept exprimé par le terme Haqq (la Vérité). La croyance alévie s'articule autour de la vénération d'Ali, cousin et gendre du prophète Mahomet, et des Douze Imams du chiisme. L'alévisme met un accent particulier sur la figure du guide spirituel ou dede, qui joue un rôle central dans la transmission des enseignements spirituels et moraux. Les dedes sont les détenteurs d'une chaîne initiatique de savoirs ésotériques qui, selon la tradition, remonte à Ali lui-même. Les pratiques religieuses alévies sont distinctes de celles de l’islam ce qui accentue encore plus la séparation net entre ses deux religions. Par exemple, les Alévis ne pratiquent pas les cinq piliers de l'islam de manière traditionnelle, notamment le jeûne pendant le ramadan ou la prière quotidienne à la mosquée. En revanche, ils se rassemblent dans des lieux de culte appelés cemevi pour célébrer le cem, une cérémonie communautaire qui comprend des prières, des chants sacrés appelés nefes, et la semah, une danse rituelle symbolisant l'harmonie entre l'homme et l'univers. Historiquement, l'alévisme a subi une longue période de marginalisation et de persécution, en particulier sous l'Empire ottoman, où les Alévis étaient perçus comme une menace à l'autorité sunnite, en partie à cause de leur alliance présumée avec les safavides chiites d'Iran. Le terme Kizilbash (têtes rouges) était souvent utilisé de manière péjorative pour désigner les Alévis, soulignant leur opposition aux Ottomans. La persécution a continué sous la République de Turquie, où l'identité alévie a été confrontée à l'hostilité de la majorité sunnite. Malgré cette histoire de marginalisation, l'alévisme a survécu et a évolué, particulièrement dans les zones rurales et les montagnes de l'Anatolie, où les communautés alévies ont maintenu leurs pratiques loin du regard des autorités. Avec la modernisation et la migration vers les zones urbaines à partir des années 1950, les Alévis ont commencé à jouer un rôle plus visible dans la société turque, notamment à travers leur participation à des mouvements politiques de gauche et des campagnes pour la laïcité et les droits de l'homme. Depuis les années 1990, on observe un renouveau culturel et spirituel alévi, avec des efforts croissants pour la reconnaissance officielle des cemevi comme lieux de culte, et pour l'inclusion de l'enseignement alévi dans les programmes scolaires turcs, encore largement dominés par l'islam sunnite