La Bande à Bonnot est une organisation criminelle illégaliste française de la Belle Époque, active entre 1911 et 1912. Formée principalement d'anarchistes et de marginaux, cette bande mêlait idéologie politique et criminalité. Elle est notamment célèbre pour avoir introduit des innovations technologiques dans ses activités, comme l'utilisation des automobiles et des armes à feu modernes, donnant ainsi naissance à un nouveau genre de banditisme motorisé. Sous la direction de Jules Bonnot, la bande a perpétré une série de braquages, de cambriolage et de meurtres, marquant l'imaginaire collectif par leur audace et leur violence. Parmi les événements marquants, on compte l'attaque motorisée de la Rue Ordener, le premier braquage de ce type en France, et les fusillades qui ont suivi. La bande s'inscrit dans le contexte des mouvements anarchistes du début du XXe siècle, exprimant une révolte sociale et politique radicale. Pourchassés par les forces de l'ordre et traqués, les membres de la Bande à Bonnot ont été progressivement éliminés ou arrêtés dans une série d'opérations violentes, dont les assauts à Choisy-le-Roi et à Nogent-sur-Marne. La mort de Jules Bonnot, tué lors d'un siège en avril 1912, a marqué la fin de cette aventure criminelle. Bien que leurs activités criminelles aient dominé les gros titres, la Bande à Bonnot a aussi cristallisé un certain romantisme anarchiste, mêlant désespoir et défiance envers une société perçue comme injuste. Leur histoire a inspiré de nombreuses œuvres culturelles, notamment au cinéma et à la télévision, immortalisant cette bande comme un symbole d'insoumission et de violence.