Une dot désigne dans le langage courant l'apport de biens par une des familles, ou par le (la) fiancé(e), au patrimoine de l'autre, ou du nouveau ménage ; elle accompagne le mariage dans de nombreuses cultures. Il peut s'agir de biens dont la femme ou le mari sont « dotés » par leurs familles, mais aussi d'un don entre époux. L'anthropologie sociale distingue plusieurs sortes de prestations matrimoniales : la dot de mariage, apportée par la famille de l'épouse à celle-ci ou au ménage, pratique qui avait cours en France et qui a encore cours en Inde (dowry) même si elle est interdite par la loi depuis 1961) ; le prix de la fiancée apporté par le mari ou sa famille à la famille de son épouse ; Parmi ces prestations, le prix de la fiancée est « bien particulier » car il n'entre pas dans le patrimoine du nouveau ménage, mais est la propriété de la famille de la fiancée. Cette prestation peut être pré- ou post-matrimoniale. Toutefois, en Afrique subsaharienne, on utilise dans le langage courant le terme « dot » pour désigner également cette forme de compensation (de la perte de leur fille) offerte par le futur époux à la famille de son épouse. Plus généralement, la dot désigne l'apport qu’une personne en âge de se marier verse à une communauté de biens (dot monastique, dot ecclésiastique).