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Fiche artiste de
Miklo

Miklo
Chanteur/chanteuse Inconnu

Miklo




Miklo
Inconnue
Type Chanteur/chanteuse Inconnu
Genre Inconnu
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Miklós Horthy de Nagybánya (hongrois : vitéz nagybányai Horthy Miklós, Miklós Horthy de Nagybánya), né le 18 juin 1868 à Kenderes (Autriche-Hongrie) et mort le 9 février 1957 à Estoril (Portugal), est un amiral et homme d'État hongrois, notamment régent du royaume de Hongrie du 1er mars 1920 au 15 octobre 1944. Issu d'une famille aristocratique, religieusement mixte (père calviniste et mère catholique), Miklós Horthy entre à l'Académie navale de Fiume (aujourd'hui en Croatie) en 1882 et reçoit une formation d'officier de marine. Entre 1901 et 1918, il assure divers commandements dans la marine austro-hongroise. Durant la Première Guerre mondiale, il s'illustre à la bataille du détroit d'Otrante (1917) et est promu contre-amiral en 1918. Devenu commandant en chef de la marine impériale le 27 février 1918, il est fait vice-amiral le 30 octobre avant de quitter ses fonctions le lendemain, à la suite de l'effondrement de l'Autriche-Hongrie. En 1919, Horthy est le ministre de la Guerre (en) du gouvernement anti-bolchévik opposé au régime communiste de Béla Kun. Après la défaite de ce dernier face aux troupes serbes, tchécoslovaques, roumaines et françaises, Horthy et son Armée nationale hongroise (hu) entrent à Budapest : à la terreur rouge de Béla Kun succède la terreur blanche de Miklós Horthy, « amiral sans flotte » élu régent d'un « royaume sans roi ». Sa gouvernance sera, durant l'entre-deux-guerres, autoritaire, nationaliste et conservatrice, menant à l'extérieur une politique irrédentiste et réclamant la révision du traité de Trianon. À la fin des années 1930, la politique étrangère d'Horthy le conduit à une alliance réticente avec l'Allemagne nazie contre la Russie soviétique. Grâce au plein soutien d'Adolf Hitler, la Hongrie récupère, aux arbitrages de Vienne, certains territoires de la Grande Hongrie, en Slovaquie (1938), Ruthénie subcarpatique (1939), Transylvanie (1940) et Yougoslavie (1941), où l'armée hongroise intervient directement aux côtés des forces germano-italiennes. Enfin, la Hongrie participe activement à l'invasion allemande de l'URSS à partir de l'été 1941. Cependant, au vu des réticences d'Horthy à contribuer à l'effort de guerre de l'Axe ainsi qu'à livrer les Juifs hongrois aux autorités allemandes, et après plusieurs tentatives infructueuses du régent de négocier avec les Alliés une sortie du conflit pour son pays, les troupes allemandes prennent le contrôle du royaume en mars 1944 dans le cadre de l'opération Margarethe et remettent le pouvoir à un allié plus docile, Ferenc Szálasi qui, lui, n'hésite pas à livrer tous les Juifs, même citoyens hongrois. En octobre suivant, après avoir annoncé la fin des hostilités, l'amiral est arrêté par les Allemands puis contraint à renoncer au poste de régent dans le cadre de l'opération Panzerfaust. Il passe les derniers mois de la guerre en résidence surveillée à Weilheim en Bavière, où les Américains le capturent le 1er mai 1945. Après avoir comparu comme témoin libre au procès des Ministères en 1948, Horthy s'exile au Portugal où, sous la protection d'António de Oliveira Salazar qui lui attribue une villa à Estoril, il rédige ses mémoires en 1952 avec comme titre Ein Leben für Ungarn (« Une vie pour la Hongrie »). Bien que ses restes aient été rapatriés en Hongrie en 1993, il demeure aujourd’hui encore une figure controversée de l’histoire contemporaine du pays.