line
shape
shape
shape
image

Fiche artiste de
Sainte Barbe

Sainte Barbe
Chanteur/chanteuse Inconnu

Sainte Barbe




Sainte Barbe
Inconnue
Type Chanteur/chanteuse Inconnu
Genre Inconnu
Présentation de Sainte Barbe - statistiques de diffusion radio françaises RadioMonitor

Barbara (en grec ancien et en latin), Barbe d’Héliopolis, ou Barbe en français (anciennement Barbare) est une sainte supposée avoir subi le martyre au début du IVe siècle, durant la Grande persécution, soit dans la région d'Euchaita, soit à Héliopolis (Baalbek) en Phénicie libanaise (tradition plus récente et bien diffusée en Occident), soit à Nicomédie. Elle est depuis toujours fêtée le 4 décembre par l'Église catholique (même si sa fête a été supprimée du calendrier liturgique romain depuis la réforme de 1969) et par les Églises orthodoxes. Ces dernières ont donné à la sainte le titre de mégalomartyre. En Occident, Barbe fait partie du collège des quatorze saints auxiliateurs, défini au XIVe siècle. Figure dépourvue d'historicité, absente de toutes les sources documentaires de l'Antiquité tardive et reléguée par l'hagiologie moderne dans la catégorie des fictions romanesques ou des héroïnes de contes à substrat mythologique, Barbara n'en fut pas moins largement vénérée, surtout à partir du VIIIe siècle, tant en Orient qu'en Occident. Bien que les martyrologes et les calendriers anciens (par exemple le Martyrologe Syriaque de 411) ne parlent pas d'elle, Barbara fut vraisemblablement l'objet d'un culte local, peut-être dès la fin du IVe siècle, dans la région d'Euchaita, du moins si l'on en croit la Vie et Passion grecque BHG 213 qui mentionne, en rapport avec l'histoire de la sainte, plusieurs lieux vénérés et même un pèlerinage. Barbara devint en tout cas la protagoniste d'une pieuse légende grecque — traduite ensuite en latin (BHL 913-915 etc.), en syriaque (BHO 133-134) et en arménien (BHO 132) —, dont la forme la plus ancienne (précisément BHG 213) pourrait remonter au commencement du Ve siècle. Ce conte semble bien avoir pour modèle le roman grec postbiblique Joseph et Aséneth (BHG 177), peut-être par l'intermédiaire de la Vie et Passion de sainte Christine de Tyr (BHG 302). Cette reconstitution très plausible succède, sans peut-être l'oblitérer totalement, à une interprétation beaucoup plus ancienne, proposée déjà par le Bollandiste Daniel Papebroch (que suivit son confrère Hippolyte Delehaye) et amplement développée en 1892 par Albrecht Wirth dans un essai intitulé Danaé dans les légendes chrétiennes : sainte Barbara (ainsi que sainte Christine de Tyr et sainte Irène alias Pénélope [BHG 953]) seraient des avatars chrétiens de la Danaé mythologique, cette princesse argienne enfermée dans une chambre souterraine (ou une tour) en bronze par son père le roi Acrisios. À l'histoire de sa vie et de son martyre, s'ajoutèrent au fil du temps celle des translations de ses reliques et celle de ses miracles posthumes, l'une et l'autre très riches. Au Moyen Âge, l'Église soucieuse d'instruire et d'édifier le peuple chrétien, s'adresse non plus seulement à l'esprit, mais aux yeux et à l'oreille. Toute une iconographie de la sainte se développa donc dans les arts les plus divers, et la représentation des mystères mit en scène la vie de sainte Barbe d'une manière plus sensible et plus accessible. La Contre-Réforme s'efforça d'assagir une légende débridée mais utile au salut des pécheurs qui imploraient l'intercession de la sainte au moment de leur mort. Dès lors, on ne représenta plus que les scènes de son martyre, seules capables d'inspirer la foi.