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United States Le calendrier républicain ou calendrier révolutionnaire français est un calendrier créé au cours de la Révolution française par la Convention nationale, assemblée constituante qui, élue durant l'été 1792, instaure la République le 21 septembre. Entré en vigueur le 15 vendémiaire an II (6 octobre 1793), ce calendrier a pour date initiale le 1er vendémiaire an I (22 septembre 1792), lendemain de l'abolition de la monarchie, proclamé premier jour de l'« ère des Français ». Le décret qui lui donne sa forme définitive est publié le 4 frimaire an II (24 novembre 1793). Comme le système métrique, ce calendrier résulte de la volonté des révolutionnaires français d'adopter un système fondé sur le système décimal ; il s'agit aussi de remplacer le calendrier grégorien lié au christianisme et à la monarchie, c'est-à-dire à l'Ancien Régime. Le nouveau calendrier inclut des changements considérables : d'une part un changement d'ère, avec comme point de référence de la numérotation des années, la naissance de la République française qui remplace la naissance du Christ ; d'autre part un nouveau découpage de l'année avec des mois dotés de nouveaux noms, et un nouveau découpage des mois, la semaine (sept jours) étant remplacée par la décade (dix jours). Dans le calendrier républicain, l'année républicaine est découpée en douze mois de trente jours chacun (soit 360 jours), plus des jours épagomènes (complémentaires), cinq pour les années ordinaires, six pour les années dites « sextiles » (terme officiel du calendrier républicain, au lieu de « bissextiles »). Cela a pour résultat de remplacer le jour de repos hebdomadaire (le dimanche) par un jour de repos décadaire. Parallèlement, les nombreuses fêtes chômées, liées au christianisme, sont supprimées, ce qui a des conséquences pour l'activité économique, au détriment des travailleurs, de même que la loi Le Chapelier de 1791 avait supprimé les corporations et interdit toute association professionnelle, notamment d'ouvriers. Toutefois, des fêtes révolutionnaires vont rapidement les remplacer. La loi votée par la Convention a surtout un fondement scientifique et rationnel : elle fixe le début de chaque année républicaine au début du jour calculé en temps vrai de l'Observatoire de Paris où, selon les observations des astronomes, l'équinoxe d'automne a lieu au méridien de Paris. Il faut attendre par conséquent trois cent soixante-cinq jours et avoir observé quand est tombé l'équinoxe suivant pour décider si l'année républicaine en cours contient trois cent soixante-cinq jours et est ordinaire, ou trois cent soixante-six jours et est sextile. Le décret d'application du 4 frimaire an II (24 novembre 1793) entérine une contradiction : l'année commence le jour de l'équinoxe d'automne et l'année sextile est intercalée tous les quatre ans (l'intervalle de 4 ans entre 2 années sextiles est appelé la Franciade). Il donne en annexe une table des 13 premiers équinoxes, observés pour les 2 premiers et calculés par les astronomes pour les 11 autres, ce qui permet de dresser la table des 3 premières années sextiles qui se succèdent de l'an III à l'an XI avec une régularité quadriennale, et surtout, de faire imprimer et diffuser les 11 calendriers correspondants. Le décret ne tient pas compte des observations des astronomes dont les calculs conduisent à un intervalle de 4 ans de l'an XI à l'an XV, qui passe à 5 ans de l'an XV à l'an XX. Un projet d'amendement du décret est mis à l'étude et fait l'objet d'un rapport, un projet de décret résume les propositions du rapport, mais il ne vient jamais en discussion devant la Convention, laissant le calendrier républicain inachevé car non prévisible. Cet article du projet de décret : « Tous les ans il sera extrait de la Connaissance des temps et présenté à l’Assemblée nationale un annuaire pour les usages civils : calculé sur des observations exactes, il servira de type aux calendriers qui se répandront dans la République » aurait achevé le calendrier républicain en le rendant prévisible. Faute de quoi les deux options possibles pour l'évolution future des années sextiles si le calendrier républicain était resté en vigueur ne seront jamais tranchées. Utilisé pendant toute la Première République, y compris la période du Consulat, et au début du Premier Empire jusqu'au 1er janvier 1806, il est aboli par Napoléon Ier pour des raisons pratiques et politiques, et n'aura été appliqué que durant les 12 ans, 2 mois et 27 jours couverts par le décret du 4 frimaire an II. Après 1806, il est utilisé à l'occasion par les instances juridiques et administratives, notamment en ce qui concerne l'état civil des personnes nées, mariées ou décédées entre 1793 et 1806. Les registres d'état civil de cette période sont conservés tels quels (sans conversion) avec l'enregistrement selon le calendrier républicain des dates légales de naissance, de mariage ou de décès. Les lois votées durant cette période, et restant en vigueur par la suite, conservent leur date républicaine ; par exemple la loi Jourdan-Delbrel sur la conscription reste la « loi du 19 fructidor an VI ». Le calendrier républicain est brièvement remis en vigueur à Paris par la Commune (mars-mai 1871), dont le Journal officiel privilégie le calendrier des équinoxes.