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Fiche artiste de
SOYUUZ

SOYUUZ
Groupe

SOYUUZ




SOYUUZ
Nationalité : France France
Type Groupe
Présentation de SOYUUZ - statistiques de diffusion radio françaises RadioMonitor

Soyouz (du russe : Союз ; litt. « Union ») désigne une famille de véhicules spatiaux habités soviétiques puis russes, conçue au cours des années 1960, il est construit par l'entreprise RKK Energia pour le compte de l'agence spatiale russe Roscosmos. Le vaisseau Soyouz est depuis 1967 le seul véhicule spatial mis en œuvre par l'astronautique russe pour placer en orbite des cosmonautes et a volé plus de 150 fois. Lancé par la fusée éponyme Soyouz depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazhakstan, il permet d'emmener un équipage de trois personnes en orbite terrestre basse afin d'assurer la desserte de stations spatiales. Le Soyouz est développé à compter de 1962 par les bureaux d'étude de Sergueï Korolev pour remplacer les vaisseaux Vostok et Voskhod aux capacités limitées, puis est intégré au programme lunaire habité soviétique concurrent du programme Apollo. À ce titre une version allégée lancée par la fusée Proton pour le programme Zond (1967-1970) réalise plusieurs vols circumlunaires inhabités. Une autre version lancée par la fusée N-1 doit permettre conjointement au vaisseau LK de déposer des cosmonautes sur la Lune, mais tous les vols d'essais sont des échecs et le projet est abandonné en 1974. Ces débuts difficiles sont également marqués par les accidents de Soyouz 1 (1967) et Soyouz 11 (1971) qui entraînent la mort de quatre cosmonautes. À partir des années 1970 le Soyouz est reconverti pour assurer la desserte de station spatiale en orbite terrestre basse, d'abord les stations Saliout et Almaz (1971-1986), puis la station Mir (1986-2000), et enfin la station spatiale internationale (2000-). Dans ce but est développé le Progress, un vaisseau cargo dérivé du Soyouz afin d'assurer le ravitaillement pour des missions de longue durée, et les systèmes d'amarrage automatique Igla puis Kours. Progressivement modernisé avec les versions Soyouz T (1976), Soyouz TM (1986), Soyouz TMA (2002) et enfin Soyouz MS (2016), le Soyouz acquiert une réputation de grande robustesse et fiabilité, sauvant à plusieurs reprises la vie de son équipage lors de situations critiques. Pendant 9 ans, de l'arrêt de la navette spatiale américaine en 2011 jusqu'à la mise en service du Crew Dragon en 2020, il est même l'unique moyen d'accès à l'ISS. D'une masse d'environ 7 tonnes et long de 7 mètres, le Soyouz est composé de trois sous-ensembles : à l'arrière le module de service regroupant la propulsion, l'avionique, le contrôle thermique et les panneaux solaires ; au centre le module de descente, une capsule où se trouve le cockpit et l'équipage lors du décollage et du retour sur Terre ; et à l'avant le module orbital servant d'espace de vie et comprenant le système d'amarrage et l'écoutille assurant la jonction avec la station spatiale. Le module de descente est le seul à revenir sur Terre après la rentrée atmosphérique et l'atterrissage sous parachutes dans la steppe kazakhe, il n'est pas réutilisé. En cas de danger pendant la phase de lancement, une tour de sauvetage permet d'éjecter la capsule. D'une autonomie de quelques jours en vol libre, le Soyouz peut rester en orbite jusqu'à 8 mois si amarré à une station spatiale. Le remplacement du vaisseau Soyouz est régulièrement évoqué depuis le début des années 2000, avec de nombreux concepts proposés tels que la navette Kliper ou le vaisseau russo-européen ACTS. Ces projets se concrétisent avec le développement du vaisseau Oriol, plus performant et d'abord aussi imaginé pour des missions lunaires, mais il n'a encore jamais volé.