La seconde présidence de Donald Trump, 47e présidence des États-Unis, débute le 20 janvier 2025. Membre du Parti républicain, Donald Trump, le 45e président des États-Unis de 2017 à 2021, est à nouveau élu président le 5 novembre 2024 — aux côtés de son colistier J. D. Vance — en l'emportant sur son adversaire démocrate, la vice-présidente sortante Kamala Harris. En prêtant à nouveau serment en tant que président, il devient le second président de l'histoire des États-Unis à exercer deux mandats non consécutifs, après Grover Cleveland en 1893. Sur le plan intérieur, la seconde administration Trump est marquée par une concentration sans précédent du pouvoir exécutif, qui suscite de nombreuses controverses judiciaires et constitutionnelles. Elle mène une politique conservatrice radicale, procédant à des restrictions massives à l'immigration et des expulsions de grande ampleur, au retrait de l'accord de Paris et au démantèlement des régulations environnementales, à la tentative de suppression du département de l'Éducation, à la remise en cause des programmes de vaccination sous l'impulsion de Robert Kennedy Jr. nommé secrétaire à la Santé, ainsi qu'au recul des droits des personnes transgenres et des minorités sexuelles. La création du département de l'Efficacité gouvernementale, confié à Elon Musk, accompagne des coupes budgétaires massives touchant notamment l'USAID et de nombreux programmes fédéraux. La loi One Big Beautiful Bill Act, promulguée en juillet 2025, prolonge les baisses d'impôts de 2017 au bénéfice principalement des hauts revenus, réduit considérablement les dépenses sociales du Medicaid et du programme d'aide alimentaire Supplemental Nutrition Assistance Program, et alloue 150 milliards de dollars supplémentaires aux dépenses de défense, ajoutant selon le Congressional Budget Office quelque 3 400 milliards de dollars à la dette nationale. En politique étrangère, l'administration adopte une posture expansionniste et nationaliste, formulant des revendications sur le Groenland, le canal de Panama et le Canada, tout en imposant des droits de douane élevés à de nombreux partenaires commerciaux. Elle marque un infléchissement vis-à-vis de l'Ukraine dans le conflit russo-ukrainien et une rupture avec le multilatéralisme de l'après-guerre. Les tensions avec l'Iran aboutissent à des frappes militaires américano-israéliennes contre ses installations nucléaires ainsi qu'à la guerre d'Iran, tandis que le Venezuela fait l'objet d'opérations militaires et de tentatives de déstabilisation, qui culminent avec l'enlèvement de Nicolás Maduro en janvier 2026. La proposition de Trump de prendre le contrôle de la bande de Gaza, d'en déplacer définitivement la population palestinienne vers l'Égypte et la Jordanie et d'y imposer une présence américaine suscite l'indignation de la communauté internationale. La présidence est marquée par une forte polarisation politique et une cote de popularité relativement faible. De nombreux experts dénoncent des dérives autoritaires, plusieurs établissant des parallèles explicites avec le fascisme. L'administration, accusée de violer le principe de séparation des pouvoirs, fait face à des centaines de poursuites judiciaires pour abus de pouvoir exécutif, mais s'appuie sur une Cour suprême à majorité républicaine pour légitimer ses mesures, et justifie cette concentration du pouvoir par la théorie de l'exécutif unitaire. La stratégie dite de « submersion », consistant à multiplier les décrets et déclarations pour épuiser les opposants et les institutions, est documentée par plusieurs observateurs. Plusieurs grands groupes médiatiques infléchissent leur ligne éditoriale pour éviter les représailles présidentielles, tandis que l'administration ouvre ses accréditations à des podcasteurs et créateurs de contenu proches du pouvoir. La violence politique atteint des niveaux inédits dans la société américaine, avec 150 attaques à motivation politique recensées sur les seuls six premiers mois de 2025, soit le double de la même période en 2024, tandis qu'une fraction significative des électeurs démocrates et républicains affirment désormais soutenir le recours à la force pour faire valoir leurs positions politiques. Par ailleurs, les politiques scientifiques de l'administration provoquent un début de fuite des cerveaux ; les candidatures de chercheurs américains pour des postes à l'étranger bondissent de 32 % au premier trimestre 2025.